Et ce n’est pas moi qui le dit, mais l’AFP

Mieux vaut parler mandarin ou savoir s’exprimer avec les mains. Car à Pékin, l’anglais ne sert quasiment à rien, malgré d’énormes efforts promis par les autorités en vue des Jeux Olympiques.

Afficher l'image Une traduction  périlleuse pour les JO de Pékin...


Cours intensifs pour les volontaires olympiques, formation des chauffeurs de taxis, manuel de traduction pour les restaurateurs: annoncées au fil des mois, ces mesures restent difficiles à apprécier pour le visiteur.

“Welcome to take Beijing taxi” (”Bienvenue de prendre un taxi de Pékin”), lance une voix enregistrée dès la mise en route du compteur. La phrase, incorrecte, est répétée des milliers de fois par jour dans les artères de l’immense capitale. Et nombre de chauffeurs, s’ils rivalisent de “bye bye” souriants, ne parlent pas un traître mot d’anglais.

Toujours s’armer d’une carte de visite, où figure l’adresse en chinois. A défaut, il faut dégainer son téléphone portable, appeler un ami bilingue ou l’hôtesse d’accueil du lieu de destination et passer le combiné au chauffeur pendant qu’il zigzague entre voitures, deux-roues et piétons.

Zhan Zhuang, la quarantaine, s’appuie nonchalamment contre sa voiture pendant une pause cigarette. Interrogé sur sa maîtrise de l’anglais, il débite: “Ca va? C’est votre première visite à Pékin? Vous venez d’où? Beau pays! Vous aimez le shopping?”. Sourire de crooner pour dire “ça vous va?”.

Selon les chiffres officiels, plus de 250 millions de Chinois étudient la langue, soit un cinquième de la population. Mais à Pékin, dans la rue, peu la parlent. Même dans les hôtels, restaurants et autres commerces à forte clientèle étrangère, l’anglais est aléatoire.

Certains ont visiblement appris par coeur une série de phrases, parfois assez élaborées, mais perdent tous leurs moyens dès que l’on sort du scénario.
“Veuillez s’il vous plaît vous déshabiller et enfiler cet ensemble. Mettez vous à l’aise, je reviens dans un instant”, récite dans un anglais parfait une employée d’un salon de massage chic. Mais la moindre question suscite rire gêné et regard paniqué.

Les enseignes bilingues des magasins, ou les menus de restaurants, réservent aussi de sacrées surprises. Que penser d’une gargote qui promet de “faire exploser votre estomac” en devanture? Un “poulet sans vie sexuelle” ou une “tranche de poumon de mari et femme” sauront-ils aiguiser votre appétit?

L’internet regorge de sites consacrés au “chinglish”, ce délicieux anglais pratiqué en Chine, mélange de poésie et d’absurde, lié aux caprices de logiciels de traduction mais aussi au décalage culturel entre deux manières de penser.

Les étrangers sinophones peuvent s’amuser à décrypter l’origine d’une maladresse de traduction. Mais le nouveau venu se contentera d’écarquiller les yeux, cet anglais fantaisiste contribuant paradoxalement à son sentiment de dépaysement.

Les autorités chinoises, elles, ne trouvent pas ça drôle du tout. “Ces traductions effraient ou mettent mal à l’aise les étrangers et peuvent créer des malentendus, notamment sur les habitudes alimentaires en Chine”, met en garde l’agence Chine Nouvelle.

“La première chose qui va frapper les visiteurs, ce ne sera peut-être pas nos coutumes intéressantes, notre architecture unique ou nos plats savoureux, mais le +chinglish+ sur nos enseignes”, s’affolait l’an dernier le China Daily.

Pour remettre un peu d’ordre avant l’arrivée de centaines de milliers de visiteurs en août, la ville a déployé des inspecteurs chargés de répertorier et corriger les intitulés douteux ou incompréhensibles.

Et un manuel de 170 pages, contenant plus de 2.000 suggestions de noms de plats, a aussi été distribué aux restaurateurs.

Tongo.asia, skype, techcrunch et seesmic

16 Jul 2008 In: tongo.asia, Communication, Web

La semaine dernière, je me suis fait interviewer à Pékin par Magali DELIVET, une journaliste de lepetitjournal.com, un site d’information pour les expatriés, ayant des antennes dans toutes les grandes villes du monde. L’article est paru en début de semaine à l’adresse suivante : http://www.lepetitjournal.com/content/view/29167/2329/.
Cette interview, m’a apprit deux leçon de relation presse assez intéressante.

La première : Il faut toujours se rendre à une interview bien habillé et si possible bien dormir la veille pour ne pas ressembler à un cadavre ambulant. Si comme nous, vous essayez de faire passer une autre image que celle de l’ingénieur informaticien typique, venir avec un t-shirt froissé et des lanternes sous les yeux n’est peut être pas le meilleur moyen.

La deuxième : Citez des noms des marques ou de produits connus lors d’une interview, c’est bien !

Premièrement cela vous permet de mieux faire comprendre un concept ou une fonctionnalité. Si vous avez un site de rencontre pour les usagers du train, le présenter comme le facebook des usagers du train permet à vos interlocuteurs de saisir tout de suite ce dont il s’agit.

L’autre avantage, qui ne s’applique malheureusement qu’à la presse online, est que cela améliore votre visibilité. En effet sur internet, il y a des centaines d’agrégateurs et de robots qui référencent les sites parlants de skype, techcrunch ou google. Donc si vous arrivez à placer le nom d’une marque connu dans un article vous avez de grande chance que cet article soit référencé par un de ces sites. De cette manière vous pouvez artificiellement augmenter le nombre de lien pointant vers votre site et donc améliorer votre référencement dans les moteurs de recherche.
Donc si lors d’une interview vous arrivez à dire que TONGO.ASIA est un service de traduction par téléphone pour les étrangers venant en Chine avec un system de crédit à la Skype. Qu’un article concernant TONGO.ASIA est paru sur le techcrunch français de l’internet chinois et que globalement TONGO.ASIA n’a rien a voir avec Seesmic. vous augementez les chances de faire référencer cet article sur les mots clefs techcrunch, seesmic et skype. :)

Tongo.asia dans la presse

11 Jul 2008 In: tongo.asia, Communication, Chine

Notre service n’est lancé que depuis un mois et déjà la presse en parle.

 

Un résultat plutôt bien pour de jeunes entrepreneurs, mais notre travail d’évangélisation est loin d’être terminé.

Tongo.asia : Le bilan après un mois d’activité.

11 Jul 2008 In: tongo.asia, Chine

Après plusieurs mois de développement, notre service est en marche depuis un mois. Un mois qui nous a permis de nous rendre compte de ce qu’est vraiment la vie d’entrepreneur.

Entreprendre c’est un peu comme le film “la haine” de Mathieu Kassovitz. Souvenez vous de cette fameuse réplique au début du film : “C’est l’histoire d’une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage.” et bien lancé ça startup c’est la même chose : vous prenez de la hauteur et vous sautez…

Seulement, si vous voulez réussir, il y a deux choses importantes à faire : réaliser que vous êtes en train de chuter, que le plus dur c’est l’atterrissage et apprendre à voler, le plus vite possible, avant de vous écraser.

Nous venons juste de réaliser que nous sommes en train de chuter, nous avons déjà fait quelques erreurs mais maintenant nous apprenons à voler.

Enfaîte, etre entrepreneur, c’est un peu comme être Français en Chine. Les gens trouvent ça romantique principalement parce qu’ils n’ont aucune idée de ce que c’est. En vérité être entrepreneur, c’est stressant, angoissant et loin d’être rentable les premiers mois.

Parfois je perds un peu la fois. Je me demande pourquoi je perds mon temps pour des clopinnettes alors que je pourrais bosser dans la finance, être payé au moins 40K, vivre à Hong Kong et porter des costards Armani.

Dans ces moments-là, une chose me réconforte : je pense à mes potes de promo qui pissent du code dans une banque ou dans une SSII ou pire dans une banque pour le compte d’une SSII. (Mes potes vont me haïr…)

Pour tout vous dire, si je continue à faire ce que je fais, c’est principalement parce que ma vie est GENIAL !!!

C’est l’expérience la plus enrichissante et excitante de ma vie. Je travaille avec mes meilleurs amis avec lesquels je partage les mêmes valeurs et la même vision du monde. J’apprends tous les jours de nouvelles choses. Je rencontre des gens passionnants et je vis dans un pays, qui comme ma société à un avenir prometteur bien qu’incertain.

Et finalement, je suis en train de devenir ce que j’ai toujours voulu être, un citoyen du monde qui, comme ses pères, essaye de rendre le monde meilleur. Car Tongo.asia n’est pas un énième site de rencontre pour les usagés du train. Tongo.asia est notre contribution au monde. Ce n’est pas un simple service de traduction, mais le moyen de découvrir la Chine sous un autre angle. Avec Tongo.asia nous voulons permettre aux touristes de se faire leur propre opinion de la Chine. Nous voulons permettre aux expatriés d’avoir une meilleure compréhension de la culture chinois. Nous voulons permettre aux journalistes et aux hommes d’affaire de faire leur travail dans les meilleures conditions. Nous voulons faire de la barrière de la langue un problème du passé.

Bref, comme vous le voyez, je suis remonté à bloque et il le faut, car c’est en ce moment que l’avenir de Tongo.asia se joue.

Créer un webservice est devenu de plus en plus facile, il suffit d’un serveur, d’un peu d’huile de coude et vous pouvez vendre votre service dans le monde entier. Du moins c’est ce que je pensais avant de venir en Chine. Aujourd’hui je vais vous parler des galères inattendues auxquelles nous avons dû faire face.

Le « nanny side effect »

Comme vous le savez peut-être, le gouvernement chinois filtre tout le contenu web entrant et sortant de Chine. C’est ce que les Chinois appellent le nanny-ing (nanny veut dire nourrisse ou nurse en anglais). Le gouvernement réussi cet exploit grâce à sa grande muraille électronique de Chine (the great firewall of China). Outre le problème de censure et de libre expression que cela pose, cela ralentit significativement le temps de chargement des sites héberger hors de Chine et vis versa. Ce problème est crucial quand la majeure partie de vos revenus proviennent de votre site web, puisque plus le temps de chargement de votre site internet est long, plus la frustration de vos utilisateurs augmente et plus les chances qu’ils quittent votre site augmentes.

Vous vous doutez bien que, pour nous qui avons des clients en France et en Chine, avoir un site rapide dans les deux pays est vital. Pendant quelques semaines nous nous sommes donc arrachés les cheveux à trouver une solution acceptable. Nous avons testé des hébergeurs de site web en France, aux Etats Unis, à Hong Kong. Nous avons testé une dizaine d’hébergeurs chinois afin de trouver le plus rapide depuis la France. Et puis finalement nous avons abandonné l’idée de n’avoir qu’un serveur et avons mis en place tout un système de sites miroir avec de la réplication de base de données. Bref un truc assez lourd au final mais, qui nous permet d’avoir un site rapide dans les deux pays.

Deux internets pour le prix d’un

Comme si le problème de rapidité entre la Chine et le reste du monde ne suffisait pas, il y a aussi des problèmes de disponibilité à l’intérieur même de la Chine. Pour des raisons historiques, l’internet chinois est divisé en deux réseaux. A l’émergence de l’Internet chinois, les autorités ont en effet décidé de structurer leur réseau en deux parties : le Nord dont la gestion a été confiée à China Netcom et le Sud confié à China Telecom. Soit un morceau de l’Internet donné aux deux opérateurs télécoms nationaux.

En théorie cela ne devrait pas poser de problèmes, seulement voilà, c’est deux réseaux sont mal inter-connectés. Les sites hébergés dans le sud de la Chine sont donc plus difficiles d’accès depuis Pékin et vis versa. Pour résoudre ce problème, votre serveur doit donc être conntecté au deux réseaux, China Netcm et China Telecom.

La Voix sur IP et La Chine

Afin de rediriger les appels vers notre serveur vocal puis vers nos traducteurs nous utilisons la voix sur IP, c’est-à-dire que la voix n’est pas acheminée par le réseau téléphonique, mais par Internet. Ceci nous permet de réduire les coûts de communication de manière drastique et de tirer profit des dernières avancées technologiques. En France la VoIP est très développée. Si vous téléphonez à partir d’une ligne téléphone dégroupé alors vous utilisez la voix sur IP.

Seulement ce n’est pas le cas en Chine. En faite un petit détail nous avait échappé quand nous avons eu l’idée de Tongo.asia : vérifier que la Voix sur IP est autorisée en Chine. Heureusement pour nous, c’est le cas mais seulement depuis le début de l’année ! Ce qui fait qu’il n’y a pas beaucoup de fournisseurs sur le marché et que la majorité d’entre eux sont des branques. Autre particularité, il semblerait qu’il ne soit pas possible d’avoir un numéro de téléphone dans n’importe quelle ville. C’est pour cela que nous avons un numéro de Shanghai. Enfin, légalement, si vous avez un numéro à Shanghai, vos serveurs, sur lesquels sont redirigés les appels, doivent être à Shanghai.

Grâce à nos amis d’EPITECH et de l’agence Tukilik nous avons maintenant un beau communiqué de presse.

 

 

tongo.asia - la traduction mobile en Chine

Tongo.Asia ou comment se faire comprendre par un Chinois grâce à un simple coup de téléphone.

Développé par des étudiants de l’Epitech, Tongo.Asia est un service de traduction par téléphone qui met à disposition de ses clients, une communauté de traducteurs en toute occasion.
Pékin, le 9 juin 2008 – A moins de 70 jours de l’ouverture de Jeux Olympiques de Pékin, un groupe d’élèves de l’EPITECH, école de référence dans l’expertise informatique, sont heureux d’annoncer la naissance d’un service de traduction mobile pour permettre aux français en visite en Chine de comprendre et de se faire comprendre par les Chinois, quel que soient le lieu ou l’heure ! Ce service, à la différence de ceux proposés jusqu’à maintenant, a la particularité de permettre aux traducteurs de travailler de chez eux : pas de call center mais des interprètes professionnels éparpillés aux quatre coins de la Chine.

Un service idéal pour profiter au mieux de son séjour en Chine

Se faire comprendre par les Chinois est aujourd’hui, malgré leur bonne volonté, un vrai défi pour les étrangers ; la majorité ne parlant ni Anglais, ni Français. A part quelques formules de politesse, il est pratiquement impossible de demander quoi que se soit à un passant. C’est pourquoi, un groupe d’étudiants de l’école d’informatique, Epitech, a imaginé un service interactif et dynamique pour permettre à tous les touristes français de pouvoir communiquer simplement et efficacement avec la population chinoise. En effet, quoi de plus frustrant que de se retrouver à mimer sa requête à un chauffeur de taxi ou à un passant et de lire dans ses yeux une totale incompréhension.

Grâce au service Tongo.Asia, finies ces scènes dignes des meilleurs films de Louis de Funès !

Avant son départ, il suffit d’acheter des minutes de traduction sur le site Tongo.Asia, et à tout moment, d’appeler le numéro de téléphone du service afin d’être mis en relation avec un interprète. Une fois que la requête lui a été transmise, il ne reste plus au client qu’à passer le téléphone à son interlocuteur à qui l’interprète indiquera la demande en Chinois…

« Nous sommes arrivés en Chine dans le cadre de nos études à l’Epitech, il y a plus d’un an, et nous nous sommes rapidement rendus compte qu’il était particulièrement compliqué pour un étranger de comprendre et de se faire comprendre par un Chinois. Nous avons réfléchi au meilleur moyen pour aider nos compatriotes à profiter au mieux de leur séjour dans ce magnifique pays », se souvient Brice Gaillard, co-fondateur de Tongo.Asia.

Un service basé sur une technologie développée en Open-Source

Véritables passionnés d’informatique, les fondateurs ont opté pour un système très différent de celui proposé aujourd’hui par les services concurrents : ils n’ont pas souhaité utiliser un simple call center mais ont voulu laisser leurs traducteurs travailler de chez eux, où qu’ils soient dans le pays. Grâce au modèle Open-Source, totalement gratuit, ils ont développé leur propre technologie qui permet de pouvoir offrir à leurs interprètes une vraie liberté.

« Bien que nous ayons réussi à transformer un projet étudiant en une vraie société, nous ne sommes qu’au début d’une longue aventure. Le plus dure reste à faire : prouver que notre concept est viable, éduquer le marché, trouver des investisseurs et devenir un service plus global tout en continuant à développer nos offres », déclare Brice Gaillard. « Notre entreprise est gigantesque, briser la barrière de la langue, rendre le monde toujours plus accessible et global, mais nous sommes jeunes, ambitieux et nous n’avons pas froid aux yeux. Tongo.Asia est notre premier pas pour changer le monde et nous ferons tout ce qui est possible pour atteindre notre but. »

Pour plus d’informations sur le service : www.tongo.asia
Pour plus d’informations sur l’Epitech : www.epitech.eu

A propos de l’Epitech (European Institute of Information Technology) :
Epitech est reconnue être l’une des meilleures écoles pour transformer une passion pour l’informatique en une expertise qui débouche sur des emplois à fort potentiel comparable à celui des Grandes Ecoles traditionnelles (100% des élèves en entreprise à la fin des études). Cette formation recherchée par les entreprises repose sur un modèle novateur qui met l’emphase sur trois qualités de plus en plus exigées : l’adaptabilité, l’auto-progression, le sens du projet.
En 2007, l’Epitech s’est implantée en région : Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Nancy, Nice Strasbourg, Toulouse.
L’Epitech fait partie du Ionis Institute of Technology, pôle technologique de Ionis Education Group, leader de l’enseignement supérieur privé en France.

Contacts presse pour l’Epitech et Tongo.Asia :
Agence Tukilik
Adeline Lescale-Babel /Jeanne Moranne
Tel : 01 56 80 11 50
Mail : alescale (at) tukilik.com

Tongo.asia est enfin ouvert !

2 Jun 2008 In: tongo.asia, Best of, VOIP, Web, Chine

Après plusieurs mois de dur labeur et pas mal de galères administratives et techniques, Tongo.asia, le projet sur lequel je travail avec mes amis de promo depuis plus d’un ans, vient enfin d’ouvrir !

tongo.asia - la traduction mobile en Chine

Tongo.asia est un service de traduction mobile qui permet aux français venant visiter la Chine de comprendre et se faire comprendre par les Chinois. Ce qui n’est pas du luxe puisque la majorité des Chinois, malgré leur bonne volonté, ne parlent pas un mot d’anglais et de français. (Ok peut être Hello, disons deux mots…).
Imaginez, par exemple, que vous êtes en vacances à Pékin et que vous souhaitez vous rendre au China Doll (un des meilleurs clubs de Pékin). Vous décidez de prendre le taxi, seulement voila, le chauffeur ne pige rien de ce que vous racontez. Vous avez alors trois options :

  • Trouver un autre taxi qui parle anglais. (Si vous en trouvez un je vous donne 100 euros et si vous trouvez un chauffeur de taxi qui parle français je vous donne 1000 euros)
  • Perdre 20 minutes a mimer au chauffer l’endroit ou vous voulez aller, pour finalement, être amené à l’autre bout de Pékin dans un bouiboui minable.
  • Avoir été prévoyant et avoir acheté des minutes de traduction sur tongo.asia. Dans ce cas il vous suffit juste d’appeler le numéro de téléphone tongo.asia. Vous serez alors mis en relation avec un interprète. Une fois que vous lui avez dis ou vous souhaitez vous rendre, passez votre téléphone au chauffeur de taxi pour que l’interprète puisse lui indiquer la destination en Chinois. Si j’étais un mauvais commercial, je vous dirais que c’est aussi simple qu’un coup de fil.


Une communauté de traducteurs

Jusque là rien de très nouveau, n’importe qui peut faire la même chose avec call center. Seulement voila, nous sommes des geeks et nous trouvons qu’un simple centre d’appel ça n’a rien de très excitant. Si c’est pour faire ça autant aller directement travailler chez IBM. Alors nous avons décidé de ne pas mettre nos traducteurs dans un bureau décrépie en périphérie de Pékin mais de les laisser travailler de chez eux. C’est ce que les gens hype du marketing appellent le homesourcing. Nous n’avons pas un call center mais une communauté de traducteurs éparpillés au quatre coins de la Chine.

Avoir une communauté de traducteurs apporte plusieurs avantages :

  • Pour le traducteur, qui travail à son compte, cela lui permet de gérer son emploie du temps comme bon lui semble. De plus, cela lui permet de travailler de n’importe où, du moment qu’il a un ordinateur et une connexion internet. Il n’a pas besoin d’être à Pékin ni de subir l’heure de pointe dans le métro ou les bouchon pour se rendre au travail.
  • De notre coté, une communauté nous permet d’avoir beaucoup de traducteurs sans pour autant avoir d’énormes locaux et une fois la procédure roder, de répliquer le concept dans n’importe quelle langues et n’importe quelle pays.


L’indépendance technologique

C’est un concept qui est encore trop souvent sous estimé mais qui pourtant devient de plus en plus cruciale. Il y a encore quelques années, faire ce que nous sommes en train de faire aurait été tout simplement impossible. Non pas parce que la technologie n’existait pas mais parce qu’elle était à l’époque hors de prix. Mais le développement des technologies open source a changé la donne. Si nous avons réussi a faire d’une bonne idée une réalité c’est grâce à des technologies et protocoles libres comme Ruby, Asterisk et SIP. Nous n’avons rien eu à payer, il n’y a pas de brevet, ni de licence commerciale et nous avons un contrôle total sur chaque ligne de code. Nous somme technologiquement indépendant… Enfin presque, nous sommes encore dépendant des operateurs téléphoniques, les derniers dinosaures de l’aire digitale.

Le début d’une aventure

Bien que nous ayons réussi à transformer un projet étudiant en une vraie société, nous ne sommes qu’au début d’une longue aventure. Le plus dure reste à faire : prouver que notre concept est viable, éduquer le marché, trouver des investisseurs et devenir vraiment globale tout en continuant à développer nos offres. Notre entreprise est gigantesque, briser la barrière de la langue, rendre le monde toujours plus accessible et globale, mais nous sommes jeunes, cons et plein d’ambitions. Tongo.asia est notre premier pas pour changer le monde et nous ferons tout ce qui est possible pour atteindre notre but.

3 minutes de bruit

20 May 2008 In: Chine

Je vous avais dit qu’hier pendant que les chinois faisaient 3 minutes de silences pour honorer la mémoire des morts du séisme, les automobilistes, conducteurs de bus, train et de bateaux faisaient 3 minutes de bruit ?

Journée de deuil en Chine

19 May 2008 In: Web, Chine

Aujourd’hui, en mémoire des morts du séisme qui s’est produit lundi 12 mai, toutes la Chine était en deuil. Pour la première fois dans l’histoire de la Chine, les drapeaux étaient en berne. Partout en Chine et dans ses ambassades du monde entier a été observer 3 minutes de silence à 14h28, l’heure du drame. Les automobilistes, chauffeurs de bus et de train ont, qu’en a eux, klaxonné pour signifier leur soutien. (Oui je sais, c’est bizarre… ).

Plus surprenant, le web chinois était, aujourd’hui, en noir et blanc. Et les sites et plateforme de jeux étaient fermés.

baidu monochrom

google monochrom

CCTV monochrom

 

hainei monochrom

 

yahoo monochrom

 

QQ monochrom

 

sohu monochrom

 

fanfou monochrom

 

sina monochrom

 

jiwai monochrom

 

kaixin monochrom

 

hipihi monochrom

China tips #1 : Comment utiliser les toilettes chinoises

18 May 2008 In: Chine

Comme vous le savez, les Jeux Olympiques approche à grand pas et je me suis dis qu’il serait peut être intéressant de vous familiariser aux us et coutumes de la vie chinoise. Aujourd’hui je vais donc vous apprendre à vous servir des toilettes chinoises, plus connue, en France, sous le nom de toilette à la turc. Bon je vous avoue que depuis que je suis à Pékin, je n’en ai pas vu. Mais c’est quelque chose de très courant et il faut y être préparé, car contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas si simple d’utiliser des toilettes chinoises. Comme une bonne illustration est toujours meilleure qu’un long discourt, vous trouverez ci-dessous les explications en images.

Chinese toilet

A propos de ce blog

Suivez mes aventures de jeune entrepreneur en Chine, dans une des plus grandes mégalopoles du monde.

Brice Gaillard est le co-fondateur de Tongo.asia, un tout nouveau service de traduction par téléphone permettant aux touristes et aux expatriés de comprendre et se faire comprendre par les Chinois.


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